Pour répondre au com’s d’HoroX (yo j’parle djeun’s t’as vu), ouip, le test-de-ce-que-tu-penses-de-que-c’est-comme-test était bien un test de grossesse. Avec 3 semaines de retard, y avait quand même de quoi se poser des questions quoi ^^ Mais finalement non, une fois encore il aura suffit que mon cerveau imprime le “négatif” du test pour que hop, mes ragnoutes arrivent dans l’heure (ou presque).
Et ce petit manège dure depuis… Pfiou… 11 ans?
Allez, je vous raconte ;)
De mes 16 à mes 22 ans, je n’ai pas eu mes règles. 6 ans d’aménorrhée secondaire, parfois l’impression que “ça y est”, mais non. Des consults médicales, il y en a eu, oui. À commencer par mon endocrino qui m’a fait faire 33.000 tests sanguins, dont un test de réponse à la LSH. Qui fût très mauvais. Et sur lequel elle se basa pour m’annoncer froidement, un jour de 2002, que j’étais stérile et que je n’aurais jamais d’enfant (oui, ça veut dire ça ‘stérile’). Entendre ça à 21 piges alors qu’on a tant attendu ce moment, ça fait mal, vraiment très mal.
Et puis -50 kg, et ô surprise! Les Rouges reviennent! Alors peut-être que tout espoir n’est pas perdu???
Sauf… Sauf si une connasse de maladie se pose comme un papillon sur mon col de l’utérus et profite d’une faiblesse immunitaire pour proliférer comme plein de ptits lapins. Et le gynéco, rassurant, qui me remonte le moral en me disant que non, je ne suis pas stérile, juste infertile, et que je vais ramer sa mère pour avoir un bébé, mais que c’est possib’. Pis qu’il faudra cercler le col, parce que pfiou, tout mince le col, mais c’est possib’. Et qu’il faudra faire plein du laser pour éviter l’hystérectomie parce que ayah, y a des lésions super profondes, surtout une, mais que c’est possib’.
Et puis Guillaume, le mariage, et sa demande d’arrêt de toute contraception en novembre 2006 (l) So do I, of course hein, pas folle la beste!
Mais dur-dur de faire un bébé quand on est à 850 km l’un de l’autre hein, ceux qui savent comment ça marche déduiront que la télépathie est inefficace. À l’occasion d’un ptit ouiken de retrouvailles, je m’inquiète, quelques jours plus tard, de ne pas être ‘embarassée’. Et puis j’ai cette tension anormale au niveau des nénés, et je me sens en totale plenitude. Spanormal. Forcément, j’m’y vois déjà, j’arpente les magasins de bébay avec mon pote Nico, je craque sur les catalogues de layette chez Phildar en attendant le résultat de mon bétaHCG, et puis c’est la douche froide. “C’est négatif madame”. Même l’échographe me le confirme, en me complimentant sur mon “bel utérus, aux belles parois, bien fines”. Bien vide, surtout. Rebelote en février, retard de ragnoutes, que seul un test pipi nég déclenchera.
Idem en mars, idem en avril, en mai, et… en juin, sauf que bon, juin quoi ^^ Probable que ça soit pour ça que la surprise a pris le dessus lorsque j’ai vu le test positif, je ne m’y attendais tellement pas… J’étais tellement convaincue qu’on allait galérer au moins 2 ans avec de la PMA en sus, bah oui m’sieurs-dames, tant qu’à faire, que bon…
Et puis Diane, donc, super grossesse, j’en veux des comme ça par dizaine (sauf le dénouement, le déclenchement ça sera sans moi la prochaine fois), et puis le retour de couches pile à ses 4 mois, malgré l’allaitement.
Et puis les mois passent, et re-belote: 3 semaines de retard. Nerfs à fleur de peau, pleurnichouilles à la moindre pub de bébé, pour moi le doute n’était pas permis, et pourtant, un joli NIET.
Alors voilà petit cerveau, écoute-moi bien: un test pipi, c’est reush. Bon ok, les miens ont probablement été chourré dans un hosto et me reviennent à 0.75 centimes par test, mais KOMAYM, hein, c’est reush.
Pis c’est pas sympa de me donner de faux espoirs comme ça, tu mériterais que j’te tarte la prochaine fois que j’me nettoye les oreilles! Méfie-toi des coton-tiges, enfoiré!
(Allez, avouez que vous êtes heureux de tout savoir sur ma vie menstruelle, hein, hein que vous êtes heureux!)
Et Joyeux Noël à tous!